Le 4 août 1914, trois jours après la mobilisation générale et au lendemain de la déclaration de guerre de l’Allemagne à
la France, ont lieu les obsèques de Jean Jaurès, assassiné.
Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT, au cours de la cérémonie funéraire, fait l’éloge du chef de file
des socialistes, mythe vivant de la gauche.
« Devant ce cercueil, où gît, froid ; insensible désormais, le plus grand des nôtres, nous avons le devoir de dire,
de clamer avec force, qu’entre lui et nous, classe ouvrière, il n’y eut jamais de barrière ».
Passionné pour la lutte qui élève l’humanité et la rend meilleure, il n’a jamais douté. Il a rendu à la classe ouvrière, cet
hommage immense, de croire à sa mission rénovatrice. Partisan du travail, il était pour l’activité, estimant que même dans ces outrances, l’activité recèle toujours de bons
principes.
C’est avec lui que nous avons toujours communié.
Passionné pour la lutte qui élève l’humanité et la rend meilleure, il n’a jamais douté. Il vivait la lutte de la classe
ouvrière, il en partageait ses espoirs.
Jaurès était notre pensée, notre doctrine vivante ; c’est dans son image, c’est dans son souvenir que nous puiserons nos
forces dans l’avenir.
Professeur agrégé, issu de la moyenne bourgeoisie, enseignant à la faculté de Toulouse, député du Tarn, il rassemble grâce à
sa franchise chaleureuse sur des mots d’ordre fédérateurs : justice sociale, république égalitaire et laïque. Enfin, il doit ce charisme à ses talents de tribun et cette éloquence lui vaut
l’adoration de la majorité de l’opinion socialiste.
Pourquoi cette référence à Jean Jaurès, parce qu’il était, parce qu’il est le juste représentant de notre cause, de notre
engagement.
Et pour rappeler ce que nous sommes : des opposants au libéralisme, des opposants à un capitalisme fossoyeur qui opprime
chaque jour un peu plus.
Car nous avons devant nous deux élections majeures, élections qui marqueront notre département pour de nombreuses années.
Ne commettons pas la faute de sombrer dans le fatalisme et de croire que nous avons tout perdu à la présidentielle et aux législatives ; non, nous n’avons
pas perdu notre âme, nous n’avons pas perdu notre force de conviction, nous n’avons pas perdu notre idéal, cet idéal que Jaurès quantifiait comme la plus grande force politique universelle, celle
qui soulève des montagnes.
Nous avons tout donné dans cette lutte, arque bouter, sur le pont, pour tirer en avant le bateau de notre candidate aux Présidentielles, non, nous n’avons rien
perdu, nous avons combattu avec courage, dignité, et nous avons forcé le respect de nos concitoyens.
Et cette lutte se justifie aujourd’hui, au vu des frasques du Président Sarkozy, qui prend la politique pour du théâtre ou du Show Bisness.
Non la politique n’est pas un jeu, c’est un engagement sincère pour changer notre société et l’adapter au monde de demain.
Non, nous ne nous laisserons pas volé ses élections par quiconque, c’est vous qui soutiendraient nos couleurs et nos valeurs, dans la rue, dans les boites aux
lettres, sur les places, dans les marchés.
Non, nous n’avons pas de leçon à recevoir de la droite, mais c’est nous qui allons lui en donner une.
Une leçon de responsabilité, une leçon de devoir, une leçon dont elle se souviendra longtemps.
Et la première leçon sera aussi celle de l’union, l’union sacrée qui a fait de François Mitterrand notre premier Président, représentant toutes les forces de
progrès, toutes les forces en lutte contre l’obscurantisme.
Ne succombez pas aux chants des pseudos sirènes, votre place est ici parmi nous au sein de notre famille, cette famille unie derrière ceux qui partage notre idéal,
derrière ceux qui nous ont déjà mené à la victoire et qui continuent de se battre pour que la rose fleurisse à tout les coins de rue, dans chaque quartiers, dans toutes les maisons.
Et ne croyez pas que seul Perpignan est en jeu, bon nombres de conseillers généraux se représentent aux suffrages pour le maintien de la gauche dans le département,
un département qui redresse la tête depuis 10 ans sous la Présidence de Christian Bourquin, cela aussi est important et mérite notre soutien.
Les municipales de Perpignan seront également l’occasion de montrer notre force, et pour cela nous avons une personne ancrée dans le terroir Catalan, qui connait
tout les tenants et aboutissants de la politique locale, une personne éminente, avec l’intelligence du combat, une personne solide, qui n’a pas peur de se faire bousculer, une personne que l’on
pourrait qualifier de notable et représentative de nos valeurs catalanes socialistes, une personne que la droite redoute par ces actions déterminantes, une femme
pour rassembler tous nos amis de gauche, tous unis pour faire front à la droite, unis derrière une femme, Jacqueline.
Le maire de Perpignan a dit qu’il était confiant, prouvons lui le contraire.
Car il ne s’agit pas de se présenter pour perdre, mais pour gagner, gagner en crédibilité, gagner en reconnaissance et gagner tout simplement parce que cela est
notre gageure.
Il faut gagner l’enjeu est énorme et il faut gagner uni.
D’autre part, j’ai également relevé deux phrases sur le site internet du candidat divers gauche, où l’on parle du Président du Conseil Général en ces termes
;
je cite « le Parti socialiste local est tenu d'une main de fer par Christian Bourquin. Car, entre les deux hommes, l'un
épicurien et onctueux, l'autre austère et volontiers brutal, le courant ne passe guère ».
En effet :
L’un : Epicurien, synonyme d’heureux et par extension voluptueux, concupiscent.
Et Onctueux synonyme de légèreté et de friandises, il veut donc distribuer des douceurs à Alduy, alors que
nous, nous pensons au bâton.
L’autre : Austère a pour synonyme rigoureux, rigoureux dans le travail et là il est très efficace.
Et brutalité synonyme de rudesse avec la droite, qui ne lui fait pas de cadeaux, on ne fait pas de cadeaux au plus charismatique de ses
opposants.
L’un est encore en 110 alors que l’autre est depuis longtemps en 100.000 volts.
Nous ne souhaitons pas un homme de division, de procès, de procédures sans suites, qui se dit de lui-même : épicurien et onctueux.
Jaurès aurait certainement dit de
vous, celui que je ne veux pas citer, « Vous êtes, Monsieur, d'une ignorance encyclopédique ».
Il ne suffit pas d’être un bon vivant, un jouisseur parce que nanti, pour être un bon politicien.
Et plus simplement comme l’aurait dit Molière dans les Précieuses ridicules, présentées pour la première fois au théâtre du Petit Bourbon,
« nous ne voulons pas d’une nouvelle piqure honteuse, pas plus que d’une Epicure Onctueuse ».
Allons à l’essentiel, nous n’avons pas besoin d’un comédien, un tel personnage avec qui nous perdrons immanquablement aux prochaines élections, mais nous avons
besoin de personnes responsables qui travaillent dans l’union et pour le devenir de Perpignan.
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du
mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».
Jaurès s’adressait ainsi face à l’anarchie, qui s’applique à ceux qui divisent et qui voudraient nous faire disparaître, « diviser
pour mieux régner », nous n’avons pas besoin d’un Roi, camarades, mais de démocrates.
Nous aimerions que la vérité et le triomphe sortent de la bouche et du cœur des femmes et des hommes de raison pour qui l’union sacrée de nos
forces de gauche fasse de nous des enfants de la victoire.
Unissons-nous vers la victoire.